LES RAISONS POUR LESQUELLES JE NE PEUX PAS CELEBRER LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME...

Bonjour, j'espère intéresser des lesbiennes et des femmes à la lecture de la parole de vie tirée du blog de Rebecca Mott sur www.rmott62.wordpress.com.

Malheureusement il n'y a pas de traduction en français de Rebecca qui vit en Angleterre mais j'espère que vous pourrez la lire.

Ce que découvre et clame Rebecca en se donnant une voix à elle-même et de fait aux autres qu'elle n'oubliera jamais, c'est que les femmes et les filles piégées dans la prostitution constituent une sous-classe encore en dessous de la sous-classe du genre humain - qui nous le savons déjà toutes est constituée par le groupe des femmes vis à vis de la classe exploiteuse des hommes - et cette sous sub-classe n'a même plus de visage, elle subit la pire des tortures et des effacements en tant qu'être humain.

Malheureusement l'existence des femmes et des filles que les hommes ont faites prostituées et l'apport fondamental des paroles sur le point d'être libérées de ces femmes qui ont subi la prostitution et qui ont eu l'incroyable chance de s'en sortir vivantes même si dans un état psychologique et physique lamentable, ne sont pas assez reconnues par les autres féministes (même abolitionnistes bien entendu) sur un plan personnel, affectif ni même sur un plan politique.

Toutes ces ouvertures de face-à-face humain et de force politique n'étant puissantes qu'intriquées car il ne faudrait pas oublier l'une au profit de l'autre, mais ces paroles ont du mal à trouver la reconnaissance qu'elles  méritent, ceci particulièrement malgré un apport politique pourtant incroyablement révolutionnaire et révélateur pour les femmes du monde entier sur notre condition à toutes et sur le laboratoire prostitutionnel de notre conditionnement par la violence mâle et patriarchale.

Les paroles de nos souffrances que beaucoup d'entre nous ne pouvons supporter d'imaginer à moins que les hommes ne nous aient faites tomber nous-même dans la classe prostitutionnelle du dessous, ce déni qui est le même que celui que la femme en position d'esclavage adopte pour survivre dans un petit coin de sa tête, cette sous-classe que les hommes nous imposent de partout comme une entité invisible, comme un moindre mal, comme la preuve par neuf de notre supposée lubricité et supposée envie d'être humiliée, dont ils nous menacent et qu'ils utilisent petit à petit comme un grand entonnoir pour nous y entraîner toutes, cette sous-classe de la sous-classe des femmes, la classe des femmes sans-visages ni histoire, celle des torturées, des violées au delà du viol, des possédées par les hommes aux fins de violence au delà de toute possession pour atteindre à l'état de chose... Les paroles de cette classe qui peut être fière de porter ce message libérateur ne seront vraiment émancipées que lorsque TOUTES les femmes seront libérées de la prostitution, au delà de tout discours théorique sur le sujet, et que dans le monde entier leurs bourreaux, clients et maquereaux, vendeurs de porno, tomberont devant notre rage et notre solidarité au delà de toutes les oeillères qu'ils nous vissent sur le crâne. Quand les rues seront sûres, les femmes auront un visage, un corps respecté, quand la torture ne se cachera pas derrière les fenêtres closes de l'immeuble d'en face ou derrière l'ordinateur, le lecteur DVD ou les fantasmes et actes tueurs de femmes de votre voisin de mec.

Reasons I Cannot Celebrate Yet

Today is International Women’s Day, and as an exited prostituted woman I find I cannot celebrate yet – but I continue to fight in the hope that one day I can.

I cannot celebrate whilst in almost every country in the world, almost every city and small town, inside so many buildings you may walk pass – prostituted women and girls are in conditions of slavery.

I cannot celebrate while in my heart I know almost every long-term prostituted woman or girl is sexually tortured, is beaten up, and is raped beyond the language of rape.

I cannot celebrate when in every computer, anyone can access watching the torture and rape of the prostituted class in the name of adult entertainment.

I cannot celebrate when inside that same computer, any man at any time or place can order up a prostituted woman or girl to do whatever porn-fuelled fantasy he wants.

I cannot celebrate when all the time everywhere prostituted women and girls are getting murdered, and it is only noticed if it is the sensation of being a serial killing.

I cannot celebrate when men that consume the prostituted know they owned her completely – knowing that gives them full rights to any violence and hate to her body and mind with no consequences.

I cannot celebrate when so many so-called feminists say it is just “sex work”, it must be a free choice for any woman, heck being the prostituted class must be liberating for all woman.

I cannot celebrate as those same feminists say I would do it – but it must free for other women to choose that lifestyle.

I cannot celebrate as prostitution and violence inside porn becomes just an appendix to the feminist revolution – or our lives and truths are just viewed as a terrible example, but ignored for it too big to deal with.

I cannot celebrate when always voices of amazing exited women are side-lined in the campaign for abolition – our voices are made statistics, made part of some academic book, used as quotes – we are spoken over, spoken through, and spoken around.

I cannot celebrate until the abolitionist movement put the voices and writings of exited women in a leadership role – we are not your token prostitute, we will not be treated like pets.

I cannot celebrate as every day I feel in my gut what is happening in hotels, in flats, on the streets – that so many walk pass and say is normal.

I cannot celebrate as trauma is just what now the normal torture and hate being put to any woman or girl named as escort, named as girlfriend experience. I was and am never unique.

I cannot celebrate as other invent and find multiple excuses to normalise that torture and hate – that men have a “need” for sex, that some women are just made as “natural” prostitutes, that is a good thing for it stops “real” rape.

I cannot celebrate when all round I hear statements to remind that the prostitute will always be sub-human – maybe she was born sex-crazed, women like that don’t feel pain like real women, she loves being humiliated, or in reality she is using the men.

I cannot celebrate when all round images of the prostitutes are just the happy hooker or the dead victim – there is no reality to these images, and they drown out any truths spoken.

I will celebrate IWD – when all prostituted women and girls have complete freedom, are give a voice, and are made fully human.

I cannot celebrate until then.