Je me pose la question alors que ma santé n'est pas au beau fixe, analyses, opération un peu risquée très bientôt et m'occuper bénévolement et non-officiellement d'une autre lesbienne adorable mais handicapée et que la société n'aiderait pas efficacement autrement, tout comme elle ne nous aiderait pas tant que cela si je me faisais rétribuer par cette société pour mes services auprès de mon amie...

Comment trouver alors le minimum d'argent pour survivre, pour succéder au RSA, tout en gardant son temps, sa liberté d'être avec qui l'on veut pour s'en occuper et obligatoirement avoir des horaires flexibles ?

J'ai balayé pas mal d'idées.

Les petits jobs de type contrats aidés sont impossibles à accepter, ils sont bien pires que de ne pas travailler et d'avoir un RSA qui malgré tout permet de vivre, car on perdrait alors plus en frais de transport, et en temps bien évidemment qu'on ne gagnerait en surplus de RSA qui ne serait pas à rembourser, de plus on risque de perdre la CMU très vite, au delà de 17 h par semaine je crois, et de toutes façons on doit alors payer la taxe audiovisuelle et celle d'habitation... Au final, le calcul de réalité des finances donne une baisse de 100 euros si on travaille sur ce qu'on perçevrait au RSA en ne travaillant pas, si on prend un contrat aidé. Alors être occupée la moitié de la journée voire plus, selon les horaires des bus, pour vivre avec 320 euros mensuels, merci beaucoup !

Petit problème, on vous impose souvent de prendre ces petits boulots, ou alors plus de RSA.

Autre problème, on vous oblige souvent également, et cela aurait empiré si Sarkozy avait été réélu, à commencer par vous rendre BENEVOLEMENT dans une entreprise dite "d'insertion", qui vous convoque jusqu'à 3 fois par semaine, toutes les semaines, et indéfiniment tant que vous ne gagnerez pas au moins 500 euros par mois, donc même si vous avez dèjà un ou plusieurs petits jobs ou une petite entreprise débutante sur les bras, à charge à vous de vous débrouiller pour les horaires, ceci même (et surtout ?) si la première entreprise dite "d'insertion" se situe à 15 km de chez vous et que faute de posséder une voiture dont l'usage vous coûterait drôlement cher dans ce but, vous devez obligatoirement prendre un bus qui ne passe dans votre village qu'à 7 h le matin et ne vous ramène qu'à 19 h le soir, ceci si vous n'oubliez pas non plus de vous y prendre à l'avance pour demander une carte de transport gratuite, valable quelques mois, le timbre lui restant à votre charge.

Ces rendez-vous, où on doit survivre toute une journée loin de chez nous, sans argent pour le repas de midi, ni endroit où attendre (bibliothèque municipale exceptée peut-être ?), sont une véritable répression, on y apprend incidemment que louper une séance sans motif valable équivaut à une dénonciation et une coupure du RSA.
Bien... Alors, à part le discours type gnan gnan, mais dorénavant super-capitaliste-et optimiste et il est vrai un peu mieux renseigné que l'on nous sert dans ces dites entreprises d'insertion, rien n'a changé depuis les sinistres débuts des ANPE, Mission Jeunes, Pôle-Emploi, mais maintenant on vous pousse à déménagerdans plus petit, plus question d'habiter à la campagne, voire à contribuer à l'effort d'exportation du chômage en débarassant le plancher pour aller bosser à l'étranger (Irlande, Angleterre), à acheter une voiture à crédit (prêt du conseil général) ou une mobylette dans la simple attente d'un travail même de 2 heures par semaine, et à prendre ces 2 h de travail par semaine (whaouu) que l'entreprise d'insertion nous donnera d'office, puisqu'elle a environ ce bagage d'heures de ménage, repassage et de jardinage, à distribuer à ses RSAistes fliqués... Soit 800 heures par exemple pour un panel de 40 personnes au RSA "suivies" à la trace....

Le plus drôle est qu'il n'y a plus de travail (et soit dit en passant qu'on vit encore mieux avec un RSA qu'avec un smic ou un salaire partiel de téléphoniste ou caissière si dur à décrocher) !

Les séances hors jobs obligatoires passées dans l'entreprise d'insertion seront consacrées à nous tirer les vers du nez par la force et la manipulation et à la recherche impossible et desespérée d'un travail. Des méthodes de secte et de quoi déprimer gravement, car ils insinuent que c'est de notre faute si aucun travail n'arrive, il faudrait toujours et toujours chercher, à moins d'être d'horribles parasites bons à rien... Et les shadocks pompaient, pompaient...

Pour nous remettre de la dépression, du manque énorme d'estime de soi et de l'angoisse générée par ces flics psycho-sociaux nous enserrant dans leur étau, ces entreprises ont inauguré également des séances de relaxation en tous genres, elles ne servent qu'à justifier leurs propres salaires bien entendu et à adoucir notre torture, à mieux nous manipuler... Bref, en tous cas, un emploi à trois quarts temps, si on compte les deux heures, une à droite, une à gauche, passées à nettoyer chez une mamie, où en fait on paye 100 euros environ comme droit d'accès, un esclavage obligatoire, pour donner moins que le RSA etcontinuer à le justifier devant les riches bien-pensants,tout comme devant les smicardset sous-smicards...

Dans cette conjoncture sinistre, je me suis dit qu'il me fallait choisir le moins mauvais des maux...
Je n'ai jamais fait bien confiance à la possiblité de survivre en partant de rien et en créant une entreprise, le statut d'auto-entrepreneuse me parait très risqué.

Combien de personnes en auto-entreprises se sont retrouvées à la rue, parce que cela n'a pas marché, et c'est bien évident, quand on part sans expérience et sans trésorerie, et parce qu'en plus, la CAF n'a plus payé le RSA, tout cela dépendant des façons de déclarer ses revenus sous le régime d'auto-entreprise, et des différentes CAF il faut bien le dire...

Ceci dit j'ai pensé à la revente et la livraison à domicile de produits fermiers ou bio, car trouver une place sur les marchés, est quasi impossible (gros dessous de table occultes que demandent les mairies, en plus du prix au mètrelinéaire) et surtout dans les stations balnéaires...Au moins peut-on manger ses invendus et même tricher un peu en achetant de temps en temps à des gentilles jardinières non-professionnelles et en écoulant leurs délicieux légumes aussi bio que les autres...

J'ai aussi pensé à m'instituer naturopathe en plus de ces livraisons, mais cela c'est trop dans le rêve, j'ai pensé à de la rédaction, à des traductions depuis mon domicile, voire depuis n'importe quel endroit dans le monde, et même à de l'entrée de données, à vendre ma voix en voix off, etc..

La plupart de ces solutions sont difficiles, mais il faut se lancer, et même déclarer plus que l'on gagne au début pour espérer n'être pas enrôlée de force aux galères des entreprises d'insertion.

Ici un petit lien pour de l'entrée de données :

http://www.onlinejobsfree.com/?id=1184924 (humm, en fait, voir ce que j'en ai testé plus bas...)

Je vais tester un jour et vous tiendrai au courant, et si vous cliquez sur ce lien et vous inscrivez avec ma référence comme marraine (1184924) et tentez le coup, je gagnerai un peu plus et vous devrez aussi vous trouver des filleules pour augmenter vos gages par page tapée.

J'ai du mal à faire confiance à la plupart des jobs bidons d'internet, mais il faut se lancer un jour, je vous conseille d'ouvrir une adresse email dédiée à ces petits essais auparavant et c'est mieux si vous avez dèjà un compte Paypal, moi je n'en ai pas encore mais on verra...

Bon en fait il s'agit bien d'une autre arnaque. C'est bien d'essayer pour s'en rendre compte. Ce site ne permet donc pas de faire de l'entrée de données contrairementà ce qu'il promet mais de la publicité gratuite pour trouver d'autres personnes (filleules), ensuite il renvoie sur un autre site Elance, qui soumet des propositions de petits jobs au coup par coup en nous demandant de traiter directement avec les employeurs, ce qui est très risqué et certainement avec une commission prise par le site. La concurrence est rude et on ne sait pas du tout quand et si on passe professionnels comme ils disent... seul cas où ils nous attribueraient des tâches.

Sinon, c'est ahurissant de voir que les seuls sites assez connus d'entrée de données, sont par exemple Megatypers, qui payent environ 30 centimes d'euros les 1000 mots, soit deux pages de texte et une demie-heure de temps passé, cela fait du 60 centimes d'euros à l'heure...